Le 26 juin, Cinov SYPAA organisait au Couvent des Récollets, à Paris, la 2e édition de Profession Programmiste, sur le thème : « Nouveaux élus, nouveaux projets : tout commence par le programme ! »
Une édition ouverte à tout l’écosystème de l'acte de bâtir et d'aménager
En ouverture, Michel Rongiéras, président de Cinov SYPAA, a rappelé l’ambition de cette journée : après une première rencontre en 2024 tournée vers les professionnels de la programmation, il s’agissait cette fois d’ouvrir le dialogue avec les maîtres d’ouvrage et l’ensemble des acteurs de l’acte de bâtir et d’aménager.
Programmistes, maîtres d’ouvrage, architectes, ingénieurs, entreprises de réalisation, enseignants, chercheurs, étudiants et partenaires institutionnels étaient réunis pour interroger une conviction commune : la qualité d’un projet se construit dès l’amont.
Comme l’a résumé Michel Rongiéras, le thème de la journée faisait écho au double sens du mot programme :
« Comme un programme politique, un programme de projet repose sur l’observation, l’analyse, l’écoute, l’échange, la synthèse, puis le partage et la communication. »
Donner un cap au projet
La matinée a permis de rappeler le rôle fondamental du programme dans la réussite des projets publics de construction, de réhabilitation et d’aménagement. Avec Adrien Petit, secrétaire général de la Mission interministérielle pour la qualité des constructions publiques (MIQCP), un premier message a été posé :
« Le processus de qualité commence par une question bien posée. »
Le programme n’est pas un document administratif de plus. Il traduit les enjeux politiques, économiques, sociaux, architecturaux, urbains, paysagers et environnementaux d’un projet. Il permet de clarifier les besoins, les usages, les objectifs et les conditions de réussite avant d’engager la conception.
Programmer, concevoir, réaliser, évaluer
Tout au long de la journée, Cinov SYPAA a porté une lecture structurée de l’acte de bâtir et d’aménager autour de quatre temps : programmer, concevoir, réaliser, évaluer.
Les échanges ont montré que le programme ne doit pas disparaître une fois le concepteur désigné. Il doit rester un fil conducteur, capable de guider les arbitrages, d’éclairer la maîtrise d’ouvrage, de soutenir le dialogue entre les acteurs et de préserver les ambitions initiales.
Cette continuité a été particulièrement soulignée par l'intervention du grand témoin de la journée, Samuel Linzau, directeur général de Lyon Confluence. Pour lui, le programmiste n’est plus seulement celui qui dimensionne un projet : il devient un conseiller, garant d’une cohérence entre la vision initiale et la réalité vécue par les usagers.
Une profession à faire reconnaître
L’après-midi a ouvert un second chantier : celui de l’avenir du métier de programmiste. Cinov SYPAA a rappelé que la programmation reste encore trop souvent méconnue, alors même qu’elle intervient désormais à des échelles très diverses : bâtiment, quartier, territoire, ouvrage, réhabilitation, logement, équipements publics ou espaces urbains.
Dans le cadre de l’étude engagée avec l’OPIIEC (Observatoire de la branche BETIC), les participants ont contribué à une réflexion collective sur les pratiques, les compétences, les évolutions et les perspectives du métier.