[PRESSE] Anticiper, structurer, sécuriser : investir en amont des projets urbains

Transition écologique, crise économique, fortes attentes sociales : porter un projet dans le secteur de la construction de l’aménagement est de plus en plus complexe.

Dans ce contexte, le programmiste n’a jamais été aussi essentiel. Positionné en amont des projets, il contribue à orienter les décisions et à sécuriser la trajectoire des opérations d’aménagement et de construction.

Dans une interview accordée à AEF Info, Michel Rongiéras, président de Cinov SYPAA, rappelle que si la profession est née de la loi MOP en 1985, elle a depuis profondément évolué et s’est affirmée comme une expertise à part entière.

Désormais, la programmation ne se limite plus à un livrable technique, mais s’inscrit au cœur d’une vision globale, intégrant les usages, l’environnement, les réalités territoriales, la gouvernance et la soutenabilité financière.

La programmation, un investissement stratégique

Alors que les contraintes budgétaires et les exigences de performance s’intensifient, Michel Rongiéras rappelle un principe fondamental : la programmation doit être considérée comme un investissement, et non comme une charge.

Mieux définir les besoins, clarifier les objectifs, anticiper les risques, structurer la démarche et éclairer les choix : c’est précisément ce travail en amont qui permet de réduire les aléas et d’éviter les surcoûts liés aux modifications tardives des projets.

Un projet réussi n’est plus seulement un projet construit : c’est un projet utile, cohérent et durable, capable de répondre aux attentes des usagers tout en respectant les ambitions politiques et environnementales fixées. C’est dans cette capacité à aligner vision, usages et moyens que réside la valeur ajoutée des programmistes.

Quatre piliers pour structurer l’acte de bâtir et d’aménager

Cinov Sypaa porte dans les médias une vision forte de l’acte de construire et d’aménager, articulée autour de quatre piliers :

  • Programmation : définir besoins, usages et objectifs, cadrer les moyens et donner une direction claire.
  • Conception : traduire l’ambition en projet opérationnel et cohérent.
  • Réalisation : mettre en œuvre, en tenant compte des contraintes opérationnelles.
  • Évaluation : mesurer l’atteinte des objectifs, la qualité, la performance et le service rendu dans le temps.

Cette approche globale est aussi un appel à mieux faire dialoguer les acteurs de l’amont (programmistes, urbanistes, aménageurs, AMO), les concepteurs et les acteurs de la construction, afin de renforcer la cohérence des projets et d’améliorer leur efficacité.  

Une profession au cœur des défis contemporains

Les programmistes sont désormais confrontés à des défis multiples : transition écologique, exigences réglementaires, contraintes financières, participation citoyenne, diversité des contextes territoriaux.

Autant de défis qui renforcent la valeur ajoutée de la profession.

Leur expertise pluridisciplinaire et leur position stratégique auprès des maîtres d’ouvrage en font des partenaires clés des politiques publiques de construction et d’aménagement.

Dans un monde où « l’on ne décrète plus un projet », mais où l’on doit démontrer sa pertinence, son utilité et sa cohérence, la programmation s’impose comme un levier décisif de réussite.

En contribuant à la reconnaissance de la profession, Cinov SYPAA continue de porter une conviction forte : les programmistes jouent un rôle déterminant pour bâtir des projets plus justes, plus efficients et pleinement au service des territoires et de leurs usagers.


Retrouvez l’interview complète sur le site du Groupe AEF : https://www.aefinfo.fr/depeche/741753-les-programmistes-sont-aux-premieres-loges-des-grandes-mutations-de-lurbanisme-m-rongieras-president-du-sypaa